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De mars à décembre 2013, Fotokino accueille dans son Studio un cycle de dix expositions.

Avec Perdre le nord, Jochen Gerner nous offre une nouvelle occasion de découvrir son travail, unique, qui joint avec impertinence les deux bouts de la bande-dessinée et de l’art contemporain.

Exposition du 1er au 23 juin 2013
Du mercredi au dimanche de 14h à 18h30
Vernissage samedi 1er juin à 11h


Pour un homme du Nord, arpenter les terres du Sud se révèle parfois être une expérience déconcertante. Et pour des dessins ? Pourrait-on imaginer que le mistral, le soleil de plomb, les embruns… brouillent leurs repères et altèrent leur orientation ? Jochen Gerner tente l’expérience avec une série d’images réalisées pour cette nouvelle exposition au Studio. Tel un géologue des territoires graphiques, il poursuit à travers elles la démarche d’observation et de manipulation du matériau imprimé que lui octroie l’histoire de la bande-dessinée, l’affiche de cinéma ou la production cartographique à destination des écoliers.

Jochen Gerner recouvre la surface du papier, mais c’est un authentique processus de dévoilement qu’il met en place, une vertigineuse entreprise de détournement des codes esthétiques ou symboliques de la chose imprimée qui offre au lecteur/spectateur une possibilité nouvelle de lire l’image et de l’articuler au texte qui l’accompagne.

Jochen Gerner vit et travaille à Nancy, où il fut diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Dessins de presse (Le Monde, Libération, Télérama, New York Times), bande-dessinée (avec en particulier de nombreux titres chez L’Association), illustration, expositions personnelles (MUDAM, Musée de l’image d’Épinal, galerie Anne Barrault), décors d’opéra… sa démarche polymorphe enjambe allègrement les frontières et annule les hiérarchies établies, passant de la Fiac aux rayons jeunesse des librairies avec une enthousiasmante facilité.



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Exposition du 17 mai au 29 juin 2013
Le Portique, espace dédié à l’art contemporain, propose le temps d’ Une Saison Graphique 13, le duo composé des graphistes Thomas Couderc et Clément Vauchez.

Dans cette exposition, les créations des graphistes sont présentées sous la forme d’une installation qui nous transporte dans une “forêt d’affiches”.

L’esthétique d’Helmo cherche par le pliage, la superposition d’impression, et le découpage, à questionner le regard du spectateur. Dans un jeu de recouvrement successif aux frontières du design et de l’art, l’affiche de commande / de rue devient une image libre / de galerie, pour redevenir une affiche de commande / de rue. Cette réintervention change la nature et le sens des affiches initiales, entre le commentaire et la destruction.

Le catalogue d’ Une Saison Graphique 13 et les affiches du collectif Helmo sont en vente à la boutique du Portique.

Vernissage précédé d’une Conférence à 17 heures
A la Maison de l’Etudiant, 50 rue Jean-Jacques Rousseau, Le Havre.

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Exposition du 4 au 26 mai au Studio Fotokino

Là où vivent les êtres sauvages rassemble le travail de trois artistes au langage visuel très différent mais réunis par une sensibilité commune pour la question de l’étrangeté. Cette exposition mettra en regard photographies, dessins, gravures, objets, films et nous fera rentrer sur un territoire étrange et sauvage.

Charles Fréger est photographe. Depuis une douzaine d’années, il constitue un formidable inventaire photographique sur la question des uniformes. Sportifs, militaires, ouvriers, les hommes et les femmes sont considérés à travers leur tenue, leur seconde peau. Récemment il a réalisé une incroyable quête des tenues folkloriques que revêtent chaque année, dans toute l’Europe, de la France à la Bulgarie, de la Finlande à la Sardaigne en passant par la Grèce et l’Allemagne, des hommes, le temps d’une mascarade multiséculaire. En devenant ours, chèvre, cerf ou sanglier, homme de paille, diable ou monstre aux mâchoires d’acier, ces hommes célèbrent le cycle de la vie et des saisons, et entrent littéralement dans la peau du « sauvage ».

Muriel Moreau est, en premier lieu, graveuse. Sa maîtrise si particulière de l’eau forte mêle les formes végétales et organiques, dans une symbiose qui nous évoque les mots de Léonard de Vinci : « Le corps de la terre est sillonné d’un réseau de veines, toutes jointes ensemble. » Ses gravures sont autant une évocation du corps animal que la cartographie improbable d’un territoire primitif. Elle décline ses recherches dans des films quasi-burlesques où les frontières entre l’humain, l’animal et la nature s’effacent définitivement. Elle s’y grime dans des vêtements de peu, coiffée de masques que l’on aurait du mal à attribuer avec certitude à une forme animale ou végétale.

Ces frontières sont tout aussi floues dans le travail de Karine Rougier. Ses dessins proches de la miniature entremêlent des univers indécis où l’étrange côtoie la douceur, l’inquiétude côtoie le rêve. Attirés par tel ou tel détail, les scènes qu’ils mettent sous nos yeux nous plongent constamment dans de nouvelles perceptions, nous insufflent de nouveaux sentiments, nous interrogent. La question du masque, en tant que visage cachant un visage, est évidement présente dans son travail, comme un motif de l’enfance, un accessoire de rituels occultes, mais aussi comme une métaphore de ses propres dessins, sans cesse en train de nous raconter des histoires.



Muriel Moreau



Charles Fréger



Karine Rougier

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Simone Rueß
appartement

Exposition du 6 avril – 18 mai 2013

Actuellement en résidence à la Cité Internationale des Arts à Paris, nous avons le plaisir d’accueillir la première exposition personnelle de Simone Rueß en France. (Le site internet de l’artiste est www.urbik.org.) Cette exposition est réalisée en partenariat avec la Maison Rhénanie-Palatinat

L’idée selon laquelle l’intérieur de nos habitations serait un élément révélateur de notre personnalité est largement plébiscitée. Les éléments de décorations qui le composent, la couleur des murs, la présence ou l’absence de livres sur les étagères, font alors figures d’indices. Simone Rueß aurait plutôt tendance à penser que c’est notre manière d’habiter cette surface qui est source d’informations. Simone Rueß aime à penser l’espace, qu’il soit concret ou abstrait, comme un univers sensible, créateur de sens. Cette manière de concevoir notre environnement spatial est proche de celle prônée par l’architecte Yona Friedman qui envisageait toutes ses créations comme des formes mouvantes, ne pouvant être complètes sans une présence humaine. A la croisée de l’anthropologie et de la sociologie, sa démarche artistique s’exprime sur le mode de l’empirisme. Elle expérimente l’espace à travers son corps. Dans sa série de dessins représentant son appartement, Simone Rueß consigne ses déplacements à l’aide de traits. Ces derniers finissent par se superposer de telle manière qu’ils en deviennent presque illisibles. Elle enregistre également, dans une vidéo intitulée Pfanne, les déambulations des badauds sur une place commerçante de la ville de Varsovie en Pologne. Au fur et à mesure que la vidéo avance, des traits de couleurs variées viennent souligner les différents chemins empruntés par les promeneurs. Des « parcours de marche » deviennent alors visibles, mettant en avant notre utilisation de l’espace qui se structure inconsciemment et nous entraine à emprunter toujours les mêmes chemins. La relation que nous entretenons avec notre espace de vie est de l’ordre de l’inconscient. En prise avec le quotidien, nous effectuons les mêmes trajets, parcourons les rues de nos quartiers sans même prêter attention à ce qui nous entoure. Nous ne voyons que construction pratique là où Simone Rueß perçoit un indicateur des valeurs de notre société. Ses oeuvres mettent en avant l’architecture comme élément constitutif de notre culture. A l’instar du théoricien Henri Lefebvre, Simone Rueß insiste sur le rôle primordial de l’Homme au sein de l’organisation spatiale des territoires en le positionnant au coeur de son travail.


Clothilde Morette

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Rémi Voche, Tropical Maladie, 70 x 100 cm, 2013, courtesy de l’artiste


Exposition
du 27 avril au 15 juin 2013
vernissage le 26 avril 2013 à partir de 18:00
lecture de Joanna Rajkowska et performance de Rémi Voche à partir de 19:00


La Station a choisi pour cette exposition de confronter une série photographique de Joanna Rajkowska (Last summer in Obersalzberg) et une sélection de photographies de Rémi Voche, dont le motif commun semble être le corps en dialogue avec la nature. Les artistes se mettent en scène dans une attitude toute animale : nus, dans un rapport direct avec la flore environnante, ils semblent appréhender le monde à leur échelle propre.

Le titre, L’Hallali, nous renvoie à une certaine vulnérabilité : éprouvé, le corps souffre, lutte, se contorsionne, domine puis capitule, tout comme celui de la bête blessée, entouré de chasseurs sonnant son trépas prochain. Loin d’une image médiatique et stéréotypée, Joanna Rajkowska et Rémi Voche transmettent par leurs pratiques une certaine idée du monde, un rapport cru, sensible et certainement honnête aux choses. Leurs compositions photographiques, dans lesquelles l’esthétique et le cadrage jouent un rôle important, sous-­‐tendraient une narration ontologique invoquant une mémoire universelle.

Tous deux performeurs et photographes, Joanna Rajkowska et Rémi Voche présentent pour cette exposition des images qui, en apparence, sont semblables. Ils ont pourtant des parti pris et des motivations très éloignées l’un de l’autre : la première questionne les changements perceptifs qu’ont subi l’art et sa fonction sociale depuis les années 1990 dans les pays d’Europe de l’Est ; tandis que le second construit au gré des rencontres avec son environnement immédiat une pratique instinctive, voire incontrôlable, autour de son propre corps.

Point de rencontre visuel entre ces deux pratiques, L’hallali se veut donc être le point de départ d’une réflexion problématisant la typologie de l’image. Comment deux pratiques différentes peuvent-­‐elles générer des images semblant répondre aux mêmes préceptes – et pourquoi ? Ouvrant le champ de la réflexion au delà de l’image du corps, L’hallali pose la question du discours artistique ou peut-­‐être, tout simplement, de notre capacité critique.


JJoanna Rajkowska, Last Summer in Obersalzberg, n°4/8, 45 x 32 cm, 2011, courtesy de l’artiste et de la galerie Zak – Branicka (Berlin)

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Du 22 juin au 07 juillet 2013
NORBERT BEZARD, CERAMISTE D’ART
EXPOSITION / EDITION / LECTURE

22 juin-07 juillet Piacé / 13 juillet-29 septembre Vivoin
22 juin Lecture correspondance par Mireille Perrier

+ CERAMIQUES D’ARTISTES CONTEMPORAINS
FRED BIESMANS / DEWAR & GICQUEL / VALERIE DELARUE /ANABELLE HULAUT / GAUTHIER LEROY / ELSA SAHAL / MARC UZAN

« Vos céramiques ont une valeur réelle mais qui peut les apprécier ? Patience et longueur de temps… » Le Corbusier, lettre à Norbert Bézard, 1955.

L’association Piacé le radieux, Bézard – Le Corbusier présente du 22 juin au 07 juillet 2013 la cinquième édition de La Quinzaine radieuse, une édition essentiellement axée sur la céramique puisqu’elle célèbrera l’expérience artistique, longtemps passée sous silence, que Norbert Bézard (1896-1956) mena sur la fin de sa vie et qui reçut le soutien et l’admiration de Le Corbusier. Il faut dire que l’amitié entre Bézard et Le Corbusier n’était pas nouvelle : au début des années 1930 ils avaient élaboré ensemble un projet de réaménagement des campagnes dont le village radieux reste aujourd’hui l’expression la plus perceptible.

Exposition Norbert Bézard, céramiste d’art
L’exposition inédite « Norbert Bézard, céramiste d’art », dont la scénographie est réalisée par les designers Ronan et Erwan Bouroullec, est le fruit de recherches menées par l’association Piacé le radieux. Elle présente l’ensemble des céramiques et peintures de Norbert Bézard répertoriées à ce jour, soit plus de 80 pièces uniques datant des années 1950 et provenant de collections privées, de la Fondation Le Corbusier, de la Chapelle de Ronchamp et du Musée des Arts décoratifs. Elle est accompagnée de photographies de Lucien Hervé qui en 1953 avait réalisé un reportage dans l’atelier de Norbert Bézard. A l’occasion de cette exposition, un ouvrage est édité aux éditions Somogy et une assiette illustrative de la Chapelle de Ronchamp est rééditée par l’association Piacé le radieux. Des extraits de correspondance entre Norbert Bézard et Le Corbusier seront lus en public par la comédienne Mireille Perrier.

Regard sur la création contemporaine
Parallèlement à cette exposition, une fenêtre sur la création contemporaine est ouverte, et des oeuvres d’artistes contemporains travaillant autour de la céramique sont exposées. Les artistes invités pour cette 5ème édition sont : Fred Biesmans, Daniel Dewar et Grégory Gicquel, Valérie Delarue, Anabelle Hulaut, Gautier Leroy, Elsa Sahal, Marc Uzan.

Exposition « La Ferme radieuse et Le Village coopératif » et Parcours
La Quinzaine radieuse est également l’occasion de découvrir le projet architectural de Bézard et Le Corbusier à travers une exposition permanente « La Ferme radieuse et le Village coopératif » et un parcours d’oeuvres in-situ dialoguant avec ce projet utopique.


Marc Uzan, “Murs” © M. Uzan


Dewar& Gicquel, 2006 © Loevenbruck


Elsa Sahal, 2012 © Denis Amon


Gauthier Leroy, L’indien © Aliceday


Valerie Delarue, Cri du coeur © V. Delarue


Anabelle Hulaut, 2007 © A. Hulaut


Fred Biesmans 2013 © F. Biesmans

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